17 mars 2018

Les petits riens de Aude, faiseuse de grigris

Derrière les Midinettes, poupées longilignes aux joues blushées, se dévoile Aude Herrard, la créatrice bien inspirée de Trois Petits Riens, repérée entre autres par le Bon Marché à Paris. Une faiseuse de grigris, brodeuse de poésie, qui a d’abord commencé à coudre pour décorer la chambre de ses petites demoiselles aujourd’hui âgées de 8 et 5 ans. Parce qu’ici on aime les histoires de celles qui croient en leurs rêves, c’est d’un peu de son quotidien dont on s’inspire aujourd’hui.

Collaboration Chou x Trois Petits Riens 

Clin d’oeil au nom de ta griffe, quels sont tes 3 petits riens préférés du quotidien ?
A : Il y en a tellement, c’est dur de n’en choisir que quelques-uns. Mais les trois plus importants sont : le câlin de mes filles le matin quand il faut se motiver à passer en mode éveil, le(s) bonbon(s) Menthe Claire que je mange en début d’après-midi (ou tout du long c’est selon) et mon petit plaisir du soir quand je monte me coucher c’est d’aller faire des bisous sur les joues rebondies de mes filles qui sont profondément endormies.

« Mon petit plaisir du soir est d’aller embrasser les joues rebondies de mes filles endormies »

Tu travailles depuis chez toi, comment switches-tu entre vie privée et vie de famille ?
A : En plus de travailler à la maison, je cumule une autre activité professionnelle, mais qui n’empiète pas sur mon temps « privé ». Le plus dur est de compartimenter le temps qu’il me reste. Généralement, j’attends que mes filles soient occupées ou endormies pour me mettre aux Trois Petits Riens. Je travaille donc plutôt de soir, voire de début de nuit. Mes filles sont habituées depuis toutes petites à me voir occupée dans mon atelier, ça ne les dérange donc pas de m’y voir dès que j’ai du temps libre. Elles viennent voir ce que je fais, fouillent dans mes rebuts ou mes tiroirs et en sortir des morceaux de tissus ou de papier qu’elles réutilisent. Elles adorent bricoler et je déculpabilise un peu en me disant que grâce aux Trois Petits Riens leur imagination galope à partir d’un bout de petit rien.

Ces derniers temps ton travail évolue vers davantage de broderie. Dirais-tu qu’il y a un lien avec tes filles qui grandissent ?
A : Pas consciemment en tout cas. Le travail de broderie minimaliste est quelque chose qui me trottait dans la tête depuis plusieurs mois, avec l’envie de faire évoluer les tatouages réalisés sur les Midinettes sur un autre support. Aujourd’hui, je vais au delà de ce que j’ai déjà fait mais en gardant mon style et toujours la même ligne de conduite : faire simple, sans surcharge. Je ne dirai pas que ce changement a un lien avec l’âge de mes filles, j’avais davantage envie de faire autre chose, d’être moins cantonnée à la fabrication de poupées en tissu mais plutôt (s’il faut être mise dans une case) à un savoir-faire technique et la possibilité de me renouveler sans contraintes.

« Le travail de broderie minimaliste me trottait dans la tête depuis plusieurs mois »

Une astuce pour les occuper et avoir un peu de temps pour toi ?
Sans conteste un « long » dessin animé. Nous n’avons pas la télé, du coup quand les filles ont le droit de regarder un dessin animé sur l’ordinateur, c’est choisi et seulement un le mercredi et un autre le week-end. Ni plus ni moins. J’avoue sans complexe que je profite pleinement de ces moments de calme.

Destinée préférée en vacances avec les filles ?
Nous allons chez ma maman, « Mam » pour mes filles, dans le sud, près d’Uzès. On profite de la chance d’avoir un pied à terre avec piscine dans cette belle région et on en profite le plus possible. On y retrouve mes soeurs et les cousin-e-s des filles. Je ne manque jamais de faire un tour dans la vieille ville où les boutiques ont toujours eu un certain standing. Mes coups de coeur ? Les antiquaires et les cornets de glace de chez La Fabrique Givrée. Sans oublier le marché du samedi matin où je me rends dès 7h pour éviter les touristes, et me ravitailler en savon de Marseille artisanal et miel de lavande.

Une recette magique pour faire plaisir aux filles ?
Mon gâteau à l’orange et son fameux glaçage. Battre 3 oeufs et 150g de sucre blond, ajouter 160g de farine et ⅓ de sachet de levure, puis 160g de beurre fondu. Incorporer les zests d’une orange non traitée, son jus, gratter une gousse de vanille selon l’envie. Enfourner 35 minutes dans un four bien chaud à 180°C, vérifier la cuisson avec la pointe d’un couteau avant de le sortir. Une fois bien refroidi, parfaire avec un glaçage maison (4 cs sucre glace battues avec 1 cc ½ de jus d’orange). Attendre que le glaçage soit un peu durci puis déguster.